Définition : Qu'est-ce que le cytomégalovirus (CMV) et comment se protéger ?
Ecrit le 15/07/2025 par Family Service,
Virus fréquent et généralement bénin chez l’adulte, le cytomégalovirus (CMV) appartient à la famille des herpès virus, tout comme l’herpès génital ou l’herpès labial (bouton de fièvre). Toutefois, une infection à CMV pendant la grossesse peut présenter un risque important pour le bébé, notamment si elle survient au début de grossesse. Avec environ 3 400 cas par an pour 800 000 naissances, il s’agit de l’infection materno-fœtale la plus fréquente.
SOMMAIRE
- Quels sont les symptômes du virus du CMV, chez la maman, l'enfant et le bébé ?
- Conséquences : Le CMV est-il dangereux pendant la grossesse ?
- Transmission du cytomegalovirus : Comment une femme enceinte peut-elle attraper le CMV ?
- Quand faire une prise de sang de test CMV pendant la grossesse ?
- Quel traitement pour le cytomégalovirus ?
Quels sont les symptômes du virus du CMV, chez la maman, l'enfant et le bébé ?
Chez la maman, l’infection à CMV se développe souvent de manière silencieuse. Lorsqu’ils apparaissent, les symptômes sont généralement discrets et peu caractéristiques : fièvre modérée, fatigue, maux de gorge, douleurs musculaires, ganglions… Ces signes peuvent durer quelques jours à plusieurs semaines sans être nécessairement détectés.
Chez le bébé, l’infection à CMV est transmise par la mère. On parle alors de primo-infection maternelle à CMV. Cette infection virale congénitale peut alors entraîner des symptômes à la naissance, tels qu’un retard de croissance, une jaunisse, une microcéphalie (petite taille crânienne), des calcifications cérébrales, des atteintes du foie…
Dans d’autres cas, le CMV grossesse n’aura pas d’effet immédiat mais provoquera des séquelles à plus long terme, comme une surdité ou des troubles du développement.
Conséquences : Le CMV est-il dangereux pendant la grossesse ?
Oui, le CMV est potentiellement grave, notamment lorsque la primo-infection survient en début de grossesse. Le virus peut franchir le col de l’utérus, infecter le liquide amniotique, avant de toucher le fœtus. L’infection à cytomégalovirus peut ainsi entraîner de graves complications neurologiques ou auditives.
Cette infection constitue, en effet, la première cause de handicap neurosensoriel acquis pendant la vie intra-utérine. Si le risque de transmission materno-fœtale augmente avec l’avancement de la grossesse, c’est bien lors du premier trimestre que les conséquences pour le fœtus sont les plus sévères.
En cas d’atteintes graves détectées lors d’une échographie ou d’une amniocentèse, une interruption médicale de grossesse peut être discutée avec l'équipe médicale.
Transmission du cytomegalovirus : Comment une femme enceinte peut-elle attraper le CMV ?
Le CMV se transmet par contact direct avec les sécrétions corporelles telles que la salive, le sang, l’urine, les sécrétions génitales ou encore le lait maternel.
Fréquemment porteurs du virus, les jeunes enfants accueillis en crèche représentent l’un des vecteurs majeurs de transmission du CMV à la femme enceinte. Selon les estimations, 1 enfant sur 3 est porteur du virus surtout s’il est en crèche, sans pour autant présenter de symptômes.
Une femme enceinte est donc exposée à un risque accru de contamination si elle est en contact quotidien avec des enfants. Le virus peut se propager en partageant des affaires de toilette (brosses à dents, serviettes), des couverts, des bisous sur la bouche… Pour prévenir la transmission du virus, certains gestes sont recommandés :
- se laver les mains régulièrement ;
- éviter d’embrasser les enfants sur la bouche ;
- ne pas partager verres ou couverts ;
- éviter le contact avec les larmes ou avec les sécrétions nasales des nourrissons ;
- désinfecter les surfaces après contact avec des sécrétions…
Quand faire une prise de sang de test CMV pendant la grossesse ?
En France, il n’existe pas de dépistage systématique du CMV chez les femmes enceintes, malgré les recommandations de la Haute Autorité de Santé.
Généralement, la sérologie maternelle est proposée en début de grossesse si la future mère est potentiellement exposée au virus (activité professionnelle avec de jeunes enfants) ou si elle présente des symptômes évocateurs. Cette prise de sang va permettre de repérer la présence éventuelle d’anticorps de type IgG et IgM.
En fonction des résultats obtenus, des examens complémentaires peuvent être préconisés :
- surveillance des anticorps sur plusieurs semaines ;
- amniocentèse pour analyser le liquide amniotique ;
- surveillance échographique rapprochée du fœtus.
Combien de temps dure une infection à CMV ?
Chez l’adulte, l’infection à cytomégalovirus dure généralement entre quelques jours à plusieurs semaines. Elle se stabilise ensuite et entre dans une phase latente. Le virus reste dans l’organisme à vie, comme tous les virus de la famille des herpès, et peut se réactiver, notamment chez les personnes immunodéprimées.
Combien de temps le CMV est-il contagieux ?
Le CMV peut être excrété pendant plusieurs mois après l’infection, en particulier dans la salive et les urines. Chez les enfants, cette période de contagion peut durer plus d’un an. Cette durée de vie très longue nécessite donc une vigilance accrue de la femme enceinte et de son entourage pendant toute la grossesse.
L’application stricte des gestes barrières représente le moyen de prévention le plus efficace pour protéger le fœtus.
Quel traitement pour le cytomégalovirus ?
Il n’existe actuellement aucun vaccin contre le CMV. Chez la femme enceinte présentant une primo-infection, un traitement antiviral à base de valaciclovir peut être proposé dans certains cas, pour limiter la transmission materno-fœtale dont le taux oscille entre 30 à 40 % après une primo-infection.
Ce traitement est préconisé par une équipe spécialisée et sous des conditions particulières. En cas d’atteinte fœtale, un suivi échographique rapproché est instauré. Chez le nouveau-né symptomatique, un traitement antiviral peut être mis en place rapidement après la naissance pour réduire le risque de séquelles neurologiques. Cependant, près 90 % des enfants infectés sont asymptomatiques à la naissance.
Sérologie : CMV IGG positif à taux élevé, comment réagir ?
Un résultat CMV IgG positif signifie que la maman a déjà été en contact avec le virus avant la grossesse. Elle est donc immunisée, et le risque de transmission au bébé s’avère être très faible.
Ce qui n'empêche pas la consultation de médecins et professionnels de santé, quel que soit le statut sérologique.
Aucune mesure particulière n’est requise dans ce cas, sauf en cas de suspicion de réactivation du virus. À l’inverse, une femme dont la sérologie est négative (IgG et IgM) est considérée comme non immunisée. Elle devra alors faire preuve d’une plus grande vigilance pour éviter toute contamination par le CMV.
Les précautions et mesures d’hygiène préventives doivent être strictement appliquées dans ce contexte.
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