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Risques de grossesse

La cholestase gravidique pendant la grossesse


Ecrit le 11/07/2025 par Chrystelle Lacouara, Rédactrice

Vous le savez, la grossesse peut être semée d’imprévus. Méconnue, la cholestase gravidique est une affection qui peut survenir à partir au dernier trimestre. Qu’est-ce que c’est ? Est-ce grave ? On répond à vos questions. 

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C’est quoi exactement une cholestase gravidique ?

La cholestase intrahépatique de la grossesse (CIG) est une maladie touchant le foie et qui apparaît durant les derniers mois de grossesse. Déficient, cet organe se met alors à laisser des acides biliaires circuler dans le sang.

Plusieurs causes sont à l’origine de la survenue d’une cholestase :
- le facteur génétique ;
- le facteur environnemental ;
- et le facteur hormonal.

Démangeaisons, prurit et urticaire : les symptômes du cholestase gravidique pendant la grossesse

Survenant au 3e trimestre de la grossesse, la cholestase se manifeste par un prurit sévère : vous avez de nombreuses démangeaisons sur tout le corps et qui sont assez insupportables et impossibles à soulager. Elles peuvent vous-même vous empêcher de dormir. Aucun bouton, aucune lésion n’apparaît sur la peau. Un ictère (une jaunisse) accompagne parfois ces signes mais très rarement. Ces démangeaisons disparaissent ensuite spontanément après l’accouchement.

Quels sont les signes et symptômes de la cholestase gravidique sur le visage ?

Survenant au 3e trimestre de la grossesse, la cholestase se manifeste par un prurit sévère : vous avez de nombreuses démangeaisons sur tout le corps et qui sont assez insupportables et impossibles à soulager. Elles peuvent vous-même vous empêcher de dormir. Aucun bouton, aucune lésion n’apparaît sur la peau. Un ictère (une jaunisse) accompagne parfois ces signes mais très rarement. Ces démangeaisons disparaissent ensuite spontanément après l’accouchement.

La cholestase gravidique se manifeste donc principalement par un prurit modéré à intense, sans lésions cutanées visibles. Ce prurit débute généralement au niveau des paumes de la main et de la plante des pieds – des zones classiquement touchées par cette pathologie – avant de s’étendre à d’autres régions corporelles.

La localisation au visage, quant à elle, reste rare et atypique dans le cadre de cette affection hépatique survenant essentiellement au cours du troisième trimestre de grossesse. Toutefois, certaines patientes peuvent rapporter une sécheresse cutanée, une sensation de picotement, voire une légère tension cutanée au niveau du cuir chevelu, des joues ou du front. La chaleur et le stress constituent, en cela, des facteurs aggravants.

En cas de prurit facial isolé, d’autres étiologies dermatologiques ou systémiques devront être nécessairement recherchées. En effet, une carence en vitamine, une hépatite C ou encore une réaction allergique peut en être à l’origine.

Diagnostic : Comment diagnostiquer et savoir si on fait une cholestase gravidique ?

Les symptômes ne sont pas toujours parlant et peuvent être associés à d’autres pathologies. Des examens complémentaires sont donc effectués pour poser le diagnostic de cholestase gravidique notamment :
- un bilan sanguin dont un dosage à jeun des acides biliaires (supérieur a 11 mmol/L s’il s’agit d’une cholestase gravidique) ;
- une échographie du foie.

Biologie : Qu'est ce que le bilan de cholestase ?

Le bilan biologique hépatique est un outil fondamental pour diagnostiquer la sévérité de la cholestase. Cette analyse sanguine – pratiquée par une simple prise de sang prélevée dans le pli du coude – rassemble généralement les examens suivants :

  • la concentration sérique des acides biliaires à jeun (un résultat > 10 μmoles/L est en faveur d’une cholestase gravidique) ;
  • les transaminases hépatiques (ALAT et ASAT) ;
  • la bilirubine totale et conjuguée ;
  • les phosphatases alcalines.

Ce bilan permet également de différencier une cholestase gravidique des autres pathologies hépatiques, comme une hépatite C, un cancer primitif du foie, ou une atteinte hépatique associée à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin telle que la maladie de Crohn.

En cas de confirmation du diagnostic, des monitorings réguliers du rythme cardiaque du bébé sont recommandés pour prévenir toute décompensation aiguë et le risque de complications fœtales.

Foie, mains, ventre ou mamelons : Où apparaissent les démangeaisons en cas de cholestase gravidique enceinte ?

Le prurit cholestatique, symptôme caractéristique de la cholestase gravidique, apparaît classiquement sur les zones acrales que sont notamment la paume des mains et la plante des pieds. Les démangeaisons ont tendance à s’intensifier en fin de journée et/ou pendant la nuit, ce qui peut perturber fortement le sommeil de la femme enceinte.

Progressivement, les démangeaisons vont s’étendre par poussées et de manière centrifuge à d’autres zones du corps. Les localisations les plus fréquemment observées sont :

  • l’abdomen, surtout les flancs et la région péri-ombilicale, zones où la peau est déjà tendue par la grossesse ;
  • les mamelons, en raison de leur richesse en terminaisons nerveuses, ce qui accentue l’inconfort ;
  • les cuisses, le dos, le cuir chevelu, et plus rarement le visage.

Il est important de noter que, malgré les démangeaisons intenses, aucune lésion cutanée primaire n’est visible. L’examen dermatologique fait état d’une peau d’apparence normale, ce qui constitue un critère distinctif des autres pathologies dermatologiques potentielles.

Lorsqu’elles deviennent visibles, les lésions – ulcérations, stries, croûtes… – résultent généralement des grattages intempestifs et sont, ainsi, des conséquences mécaniques sans lien direct avec la maladie elle-même.

Dans tous les cas, ces signes doivent alerter le praticien d’autant plus fortement s’ils sont associés à d’autres manifestations évocatrices, comme une fatigue inexpliquée, une sécheresse cutanée ou des antécédents personnels ou familiaux de cholestase gravidique (prédispositions génétiques).

Peut-on avoir une éruption cutanée ou des boutons en cas de cholestase gravidique ?

Contrairement à d’autres dermatoses spécifiques de la grossesse, la cholestase maternelle ne s’accompagne pas d’éruption cutanée, ni de vésicules ou de papules. Le prurit est isolé et purement subjectif.

Toute lésion cutanée observée est secondaire au grattage. La présence de boutons ou plaques évoquera plutôt un prurigo gravidique, une dermatite atopique ou encore une pemphigoïde gestationis (herpès gestationis).

Ces pathologies peuvent coexister avec une cholestase mais doivent faire l’objet d’un diagnostic à proprement parler dans le cadre d’une consultation dermatologique ou obstétricale spécialisée.

Un diagnostic différentiel rigoureux est essentiel pour ajuster la prise en charge thérapeutique et éviter des complications materno-fœtales (hémorragie du post-partum, accouchement prématuré, mort in utero...).

Conséquences : la cholestase gravidique est-elle grave pour la mère ?

Mise à part les démangeaisons, la mère ne court aucun danger.

Quelles différences avec la cholestase hépatique ?

La cholestase gravidique est une forme spécifique de cholestase qui survient uniquement chez la femme enceinte, le plus souvent au cours du troisième trimestre. Elle est transitoire, d’origine hormonale, et disparaît généralement après l’accouchement. Son principal signe clinique est un prurit intense, sans éruption cutanée.

Ce trouble de grossesse est associé à un risque de complications fœtales telles que la prématurité ou la mort in utero. C’est la raison pour laquelle la cholestase gravidique justifie une surveillance obstétricale étroite qui inclut des monitorings réguliers du rythme cardiaque fœtal. Un déclenchement de l’accouchement est parfois requis pour prévenir les complications.

À l’inverse, la cholestase hépatique non gravidique peut survenir en dehors de la grossesse, chez l’homme comme chez la femme. Elle peut être liée à :

  • une hépatite virale ;
  • un diabète de type 2 ;
  • un cancer primitif du foie ;
  • une maladie inflammatoire comme la maladie de Crohn ;
  • la prise de certains médicaments...

Cette forme de cholestase hépatique peut évoluer sur le long terme et nécessite, à ce titre, une prise en charge spécialisée.

Quels sont les risques pour le bébé ?

Les risques pour le bébé sont sérieux. Il peut naître prématurément et les cas de mort intra-utérine représente 1 à 2 % des cholestases. Il y a enfin 2,5 chances de plus par rapport à la normale qu’une détresse fœtale survienne au moment de l’accouchement.

Traitement : comment soulager et soigner la cholestase gravidique ?

Dès que la cholestase gravidique est diagnostiquée, la maman est hospitalisée afin de traiter ses symptômes et d’assurer une surveillance rapprochée du bébé à naître. De l’acide ursodésoxycholique est administré durant 7 à 15 jours. Le soulagement est rapide et le bébé pourra aussi bénéficier des bienfaits de ce traitement. L’accouchement est en général déclenché entre 36 et 39 SA.

Enceinte, n’oubliez pas qu’il est préférable de déranger votre sage-femme ou votre gynécologue pour rien plutôt que de le faire trop tard. Si des signes vous faisant penser à une cholestase apparaissent, appelez-les sans tarder !

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